Filtrage du P2P des solutions existent mais les FAI n'en veulent pas
Une étude réalisée par Cap Gemini démontre que le filtrage de réseaux Peer-to-peer est techniquement faisable. Cependant, les fournisseur d'accès Internet ne veulent pas intégrer de telles solutions à leurs infrastructures.
L'entreprise Américaine Allot aurait développé une solution qui permet d’empêcher le transfert de fichiers illégaux sur la quasi totalité des réseaux P2P grâce à une solution de filtrage installée en amont chez le fournisseur d’accès internet.
Selon la société Retspan, seuls les téléchargements illicites seront empêchés alors que les autres transferts de fichiers légaux pourront continuer normalement. La technologie de filtrage utilisée s’appuis sur une base de données de signatures propres à chaque fichiers échangés sur le réseau Peer-to-peer. Les fichiers illégaux détectés seront ainsi bannis du téléchargement.
Le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) n’a pas abandonné l’idée d’imposer la mise en place d’un filtre sur l’infrastructure des fournisseurs d’accès, pour lutter contre l’échange illégal de fichiers musicaux via les réseaux peer-to-peer. Selon Hervé Rony, son directeur général, la charte d’engagements communs annoncée la semaine dernière par Nicolas Sarkozy sera signée officiellement jeudi 29 juillet. Fournisseurs d’accès à internet (FAI) et industrie du disque sont d’accord sur tous les points, sauf sur le... filtrage.
C’est précisément sur ce point que les discussions achoppent encore avec les fournisseurs d’accès, même si ces «derniers ont mis beaucoup d’eau dans leur vin», estime le représentant du Snep. Où placer ces fameux filtres? Les FAI ne veulent pas entendre parler d’une quelconque intervention sur leur réseau, arguant d’impossibilités techniques et financières. Ils sont en revanche favorables à une solution qui laisse l’internaute installer un filtre, sur le modèle du contrôle parental. «Il est très important pour nous que l’internaute prenne la décision de l’activer et d’avoir une activité légale», poursuit-il. «Nous savons que cela n’aura aucun effet sur les internautes militants pour le "gratuit", mais cela peut affecter une tranche importante des internautes, qui basculeront ensuite vers les solutions légales.»
Source : Divers
Date : 23 juillet
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